

L'AÉROSTAT est l'application dans l'atmosphère du principe d'Archimède. Contenu dans une enveloppe, un gaz plus léger que l'air (hélium, air chaud, etc...) développe une force ascensionnelle égale à la différence de poids de l'ensemble enveloppe/gaz porteur et du poids de l'air déplacé. L'aérostat FLOTTE dans l'air comme le navire ou le sous-marin dans l'eau, sans aucun autre apport d'énergie.
Le ballon libre flotte au gré des vents. Il le fait de mieux en mieux comme l'a montré l'exploit de PICCARD qui a pulvérisé le record de durée et de distance de vol atmosphérique sans escale (42 500 km).
Le dirigeable évolue, navigue à une vitesse analogue aux engins de transport terrestre avec une faible consommation d'énergie et donc une grande autonomie potentielle. Par principe, il est capable de s'élever et de se rapprocher du sol verticalement, réduisant ainsi le besoin d'infrastructure au sol au minimum.
Pour réaliser ces potentialités, il faut résoudre mieux qu'autrefois plusieurs problèmes auxquels la technologie actuelle a répondu, ou peut à notre avis répondre, par un effort conséquent de recherche.
La compensation en vol des effets de poids dus aux variations de température, de pression atmosphérique et de consommation de carburant. Les dirigeables à carcasse rigide, tel le Zeppelin, ou souple comme les blimps Goodyear pour le projet Cargolifter se fondent sur des solutions classiques. Le concept de modules pressurisés actuellement en cours d'évaluation en France offre à cet égard, une solution innovante.
L'approche et l'amarrage au sol. Pour illustrer le problème, il faut imaginer que le Graf Zeppelin pesant plus de 100 tonnes au décollage aurait pu tenir sur la main, plus léger qu'une feuille morte. Le pilotage auprès du sol demande donc une combinaison de deux techniques : le vol captif et l'adaptation des technologies de positionnement dynamique développées tant dans l'aviation qu'une recherche pétrolière maritime.
La résistance aux rafales tant en vol qu'à
l'amarrage. La captation d'informations par des radars senseurs, la
réaction automatique des systèmes de positionnement dynamique apportent
des réponses. Probablement pas entièrement complètes dans les conceptions
rigides ou souples classiques. Sans doute définitives dans le cas des
enveloppes pressurisées indéformables. Enfin ![]()
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